Vice-versa

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EMOUVANT, DROLE, DIVERTISSANT, PRODIGIEUX 

De : Pete Docter Avec les voix de : Charlotte Le Bon, Mélanie Laurent, Pierre Niney… Sortie : le 17 juin 2015

Crier au génie à chaque fois qu’un nouveau film des studios Pixar arrive sur nos écrans est presque devenu un sport international. Il faut dire qu’après des œuvres impressionnantes et émouvantes telles que Là-haut (souvenez-vous des 15 premières minutes où vous aviez terminé en larmes) ou Wall-E (et les ses 20 premières minutes entièrement muettes), le studio américain a su s’implanter en tant que machine à rêves pour petits et grands.
L’un de ses artisans, Pete Docter, à qui l’on doit, notamment, Là-haut et Monstres et Cie mais qui est aussi le scénariste de Toy Story, frappe une nouvelle fois en plein dans notre petit cœur avec Vice Versa. L’idée est bien ici d’aller étudier nos émotions. En effet, selon le film, nous, êtres humains, sommes gouvernés par nos émotions qui seraient des petits personnages dans nos têtes. Ainsi Joie, Tristesse, Dégoût, Colère et Peur gèrent notre quotidien et notre apprentissage tels des pantins qui se cognent à la vie. Une bien belle idée que celle-là surtout venant d’un studio de cinéma dont le fond de commerce et bien de jouer avec nos ressentis.
Dans Vice-Versa, on suit Riley, une jeune fille de 11 ans qui est en plein bouleversement. Elle doit quitter son Minnesota natal qu’elle aime tant pour aller à San Francisco où son père à trouver un nouveau travail. Nouvelle maison, nouvelle école, nouvel environnement, la pré-adolescente est sens dessous-dessus. De plus, dans sa tête Joie et Tristesse ont été projetées par erreur dans les limbes de ses souvenirs. Ne reste plus que Colère, Peur et Dégoût aux commandes.
Dire que Vice-Versa est un chef d’œuvre est aisé et pourtant ici le terme est loin d’être usurpé. Là où certains grands Pixar subissaient quelques soucis de rythme, le long métrage de Pete Docter, à l’instar de Toy Story 3, bénéficie d’une dynamique impeccable, d’idées neuves incessantes et d’une subtilité déstabilisante. Si les plus petits apprécieront le côté aventure du film, les adultes seront bouleversés de voir avec qu’on parle d’eux avec une justesse stupéfiante.

Coup de cœur attribué par Perrine.

On a aussi aimé :

Loin de la foule déchaînée (3 juin) : un mélodrame bouleversant où Carey Mulligan brille de justesse. Jurassic World (10 juin) : Qui peut passer à côté de la suite d’un des plus grands films de tous les temps ? Un Français (10 juin) : Film polémique et choc sur un extrémiste repenti. Valley of Love (17 juin) : Isabelle Huppert et Gérard Depardieu, émouvants parents en deuil au milieu de la Californie.