Jacco Gardner, Hypnophobia.

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AVENTUREUX,SIXTIES, LSC, PINK FLOYD
Au confrère de Libération à qui il accordait une interview à l’occasion de la sortie de son deuxième album, Hypnophobia, Jacco Gardner tenait ce propos : « Ce que recherchaient consciemment ou inconsciemment des musiciens comme Syd Barrett ou Curt Boettcher, en se bourrant de LSD, c’était retrouver la folie de leurs rêves et la faire émerger dans le monde réel. » Ces deux icones de la pop psychédélique des années 60 – le premier est l’un des membres fondateur de Pink Floyd – se sont méthodiquement délestées de leurs neurones à force de fréquenter chimiquement les tunnels leur inconscient. Ce chemin biscornu, Jacco Gardner ne semble pas décidé à l’emprunter de sitôt. Explorateur des rêves, le prodige néerlandais né en 1988 les excave pour mieux les fixer sur bande analogique, jouant en studio de tous les instruments à la manière d’un alchimiste dans son laboratoire. Et l’on se prend à voyager dans les aventureuses sixties à l’écoute de ce disque au charme raffiné, aussi méticuleux dans sa reproduction qu’une machine à remonter le temps. Un must en ces temps de beats musclés et de synthés dopés à l’éphémère.

Ce coup de cœur est attribué par Alexis.

On a aussi aimé :
« En mai, fais ce qu’il te plaît et écoute le nouveau Blur, The Magic Whip, il est pas mal du tout » conseillerait volontiers un aïeul de quarante ans. On ne lui donnerait pas entièrement tort, et l’on ajouterait à sa playlist le très beau nouvel album de la chanteuse de jazz, Cassandra Wilson, Coming Forth by Day réalisé avec des musiciens de Nick Cave. On lui conseillerait enfin de jeter une oreille circonspecte à la nouvelle-nouvelle-et-synthétique chanson française, dont le précieux Flavien Berger et son Leviathan, pourrait constituer une tête de pont crédible.