Olafur Eliasson

Olafur-Eliasson, Map for unthoughts thought. 2014 Photo Iwan Baan

Olafur-Eliasson, Map for unthoughts thought.
2014 Photo Iwan Baan

 

 

 

 

 

 

 

HYPNOTIQUE, ATMOSPHÉRIQUE, POÉTIQUE.

Quand : jusqu’au 23 février

Où : Fondation Louis Vuitton, 8, Avenue du Mahatma Gandhi, Bois de Boulogne, 75016, Paris.

Inaugurée avec faste en octobre dernier, la Fondation Louis Vuitton présente depuis décembre sa première exposition d’envergure, consacrée à un artiste que la planète de l’art contemporain adore depuis qu’il a fait tomber des cascades sur New York et qu’il a fait se lever le soleil dans le turbine Hall de la Tate modern à Londres. Né en 1967, Olafur Eliasson a grandi en Islande et au Danemark et il vit aujourd’hui à Berlin, où il travaille dans un vaste studio avec près de 85 collaborateurs. On a parfois décrit son travail comme « environnemental », ce qui est deux fois vrai puisque non seulement ses œuvres se réfèrent la plupart du temps à des phénomènes naturels—qu’elles tentent parfois de recréer—, mais aussi parce qu’il intervient dans des lieux ou des musées qu’il transforme, le visiteur étant invité à une expérience sensorielle. Son exposition à la Fondation Louis Vuitton ne fait pas exception et elle se déploie à l’intérieur du musée et à l’extérieur, dans ses soubassements que l’architecte Frank Gehry a baptisés grotto. Le titre de l’exposition : Contact, avec cette explication de l’artiste, qui résonne particulièrement en ce début d’année : « Le contact peut se trouver dans un bonjour, un sourire, le fait de sentir la main de quelqu’un d’autre dans la vôtre. Être en contact, c’est être lié aux choses positives de la vie comme avec les choses difficiles de la vie. Le contact n’est pas une image, ce n’est pas une représentation ; il s’agit de votre capacité à lier connaissance, à vous connecter à autrui et peut-être même vous mettre à la place de quelqu’un d’autre. Pour moi, le contact c’est la première étape vers l’inclusion. »

Et contact il y a en effet dans les grandes salles obscures que l’on pénètre comme un palais des glaces, à la fois ludique et poétique où l’on perd vite ses repères au milieu des reflets—le sien et celui des autres, surtout—, des ombres mouvantes, des lumières stroboscopiques. Les amateurs de selfies arty seront comblés, mais ils ne seront pas les seuls, car les œuvres créées par Olafur Eliasson sont à la fois spectaculaires et réjouissantes.

Coup de cœur attribué par Youri François

À lire : le catalogue de l’exposition, édité par Flammarion, Olafur Eliasson: Contact, ainsi que l’application d’Olafur Eliasson, Your exhibition guide, 2014, sur l’App Store ou Google Play pour les appareils fonctionnant sous iOS et Android : téléchargeable gratuitement, elle a été conçue par l’artiste.

On a aussi aimé : à la même Fondation Louis Vuitton, l’exposition consacrée à l’architecte des lieux, Frank Gehry, jusqu’au 16 mars, et toujours à la Fondation Louis Vuitton, la présentation d’œuvres de la collection permanente, notamment les salles consacrées à Tacita Dean, Thomas Schütte ou encore Wolfgang Tillmans. Dans un tout autre genre, la réouverture des salles rénovées du musée national Gustave Moreau (9ème arrondissement) est une belle occasion de (re)découvrir ce bijou de musée conçu par l’artiste lui même.