Petites scènes capitales

Petites-scènes-capitales

INTIMISTE ET UNIVERSEL, POÉTIQUE, RÉALISTE

Dans le titre du dernier roman publié par Sylvie Germain, on entendra tous les mots : petites capitales, pour ne pas dire majuscule, et scènes, comme autant d’épiphanies, de moments intenses dans la vie de Lili, l’héroïne du roman. Lili imite le chant des oiseaux et cela donne, dans un train, une scène burlesque. Elle aime les couleurs et se fait un temps artiste peintre. Elle aime la vie incarnée par les êtres qui l’entourent, et dont beaucoup ont une grâce cachée, telle Viviane, sa belle-mère. Lili n’a pas connu sa mère et elle vit dans un mystère qui s’éclaircira au fil des pages qu’on tourne avec ravissement. L’écriture poétique de la romancière, toute en sonorités et en jeux sur les rythmes, donne à Petites scènes capitales la beauté et la délicatesse d’une chorégraphie. Cela tombe bien : dans la fratrie de Lili une danseuse travaille avec Pina Bausch.

Un roman qui concilie la subtilité d’une intrigue et la fluidité de la phrase.

Petites scènes capitales, de Sylvie Germain (Albin Michel).