Caramel – Connan Mockasin

CaramelVOLUPTUEUX, PSYCHÉDÉLIQUE, ANDROGYNE, RÊVEUR

A ceux qui verraient dans les intempéries saisonnières l’occasion de se lover enfin sous la couette, prévoir de ne pas s’y retrouver solo. Un conseil que l’auteur s’est appliqué à lui-même sur la pochette du disque, qui le surprend allongé voluptueusement, entouré d’un escadron de lascives Japonaises. Ne pas s’y tromper… Aux antipodes d’un Barry White, la soul music du néo-zélandais Connan Mockasin se rapproche des androgynies d’un Prince qui aurait confié la production de son disque au duo improbable Robert Wyatt et Ariel Pink. Résultat : une esthétique en forme de trip psychédélique, des chuchotements féminins qui tutoient une guitare lead aux accents aigus et parfois désaccordés. L’enregistrement de ce rêveur second album a été réalisé seul, un mois durant, dans le cocon d’une chambre d’hôtel Tokyoïte. Il ressort de cette esthétique faussement négligée une ambiance moite digne d’un Gainsbourg qui aurait troqué Pastis contre MDMA, preuve en tous cas que la fréquentation assidue de Charlotte (une tournée commune en 2012, un disque en préparation) ne compte pas que pour de la prune.

Caramel, Connan Mockasin (Because Music).